Victor Hugo, 1829 — Roman à thèse contre la peine de mort
Titre : Le Dernier Jour d'un Condamné
Auteur : Victor Hugo (1802-1885)
Genre : Roman à thèse
Date d'écriture : 1828
Date de publication : 1829
Siècle : XIXᵉ
Structure : 49 chapitres inégaux
Courant : Romantisme
Contexte : Règne de Charles X
Lieux : Bicêtre, Conciergerie, Hôtel de Ville, Place de Grève
Durée : 6 semaines (de la condamnation à l'exécution)
Forme : Journal intime à la 1ᵉ personne
Niveaux de langue : courant et familier
Victor Hugo est l'un des plus grands écrivains français du XIXᵉ siècle, chef du mouvement romantique. Poète, romancier, dramaturge et homme politique.
Un siècle de transformations et de révolutions :
C'est sous ce règne conservateur et autoritaire que Hugo écrit son roman.
Le roi sera renversé par la Révolution de Juillet 1830.
Le romantisme est un courant littéraire qui a dominé toute la première moitié du XIXᵉ siècle.
Le romantisme traite des sujets liés à :
Un roman à thèse est un roman dans lequel l'auteur s'engage à défendre une cause. La fiction sert un argumentaire, une démonstration.
« L'abolition de la peine de mort. »
Hugo n'écrit pas seulement un roman : il plaide. Le roman est un témoignage sur l'angoisse et les souffrances physiques et morales d'un condamné à la peine capitale.
Hugo fait parler le condamné « je » pour :
Le roman est découpé selon une structure spatiale qui suit le parcours du condamné vers son exécution :
Le récit couvre les 6 semaines entre le jugement et l'exécution. Mais l'écriture se concentre surtout sur les dernières heures, dilatées par l'angoisse.
Hugo a choisi une forme originale : un journal intime à la première personne, écrit par le condamné lui-même, dans sa cellule.
Le Dernier Jour d'un Condamné est un roman à thèse écrit par Victor Hugo en 1828, publié en 1829. Il appartient au romantisme, dont Hugo est le chef de file. Son objectif explicite est l'abolition de la peine de mort. Il prend la forme d'un journal intime à la 1ᵉ personne, tenu pendant les 6 semaines qui séparent la condamnation de l'exécution. Il se découpe selon trois lieux : Bicêtre (Ch. 1-21), la Conciergerie (Ch. 22-47), l'Hôtel de Ville et la Place de Grève (Ch. 48-49). Hugo ne nous dit ni le nom ni le crime du narrateur, pour obliger le lecteur à juger non l'homme mais la peine elle-même.