Antigone, Jean Anouilh, 1944 — Tragédie moderne
Titre : Antigone
Auteur : Jean Anouilh (1910-1987)
Genre : Tragédie moderne
Date d'écriture : 1942
Représentation : 1944 (Paris occupé)
Publication : 1946
Siècle : XXe
Époque évoquée : Antiquité grecque
Lieu : Thèbes, palais royal
Durée : 24 heures
Courant : Existentialisme
Contexte : Années noires en France (2ᵉ Guerre mondiale)
Structure : 21 scènes (sans actes)
La première moitié du XXᵉ siècle a connu :
Ce siècle a brisé la confiance en l'Homme et la raison.
Quand Anouilh écrit Antigone, la France est occupée par les Nazis. Le pays est divisé entre :
La pièce a été comprise des deux côtés à la fois — chacun y voyait son combat.
L'existentialisme est un mouvement philosophique et littéraire qui place l'existence individuelle au cœur de la réflexion. Il enseigne que :
Modèle hérité de l'Antiquité (Sophocle, Euripide) :
Anouilh brise le moule :
L'anachronisme consiste à placer dans une époque un fait, un objet, un mot ou un concept qui n'existait pas encore à cette époque. C'est un décalage temporel volontaire.
• Antigone parle du jardin comme d'une « carte postale » (la carte postale n'existait pas dans l'Antiquité).
• Le langage familier (« gueuler ») est moderne.
• Les gardes jouent aux cartes à la fin (pratique moderne).
• Le tricot d'Eurydice.
• La voiture que conduit Créon.
• Le messager qui annonce la nouvelle (figure typique du théâtre grec, mais ses paroles sont modernes).
L'action se déroule en 24 heures, à l'époque du roi Créon, dans l'Antiquité grecque.
L'unique lieu est Thèbes, le palais royal. Plus précisément :
Antigone est une tragédie moderne écrite par Jean Anouilh en 1942, jouée en 1944 sous l'Occupation. Elle reprend le mythe grec de Sophocle mais l'adapte au goût moderne : pas d'actes, mélange des tons, anachronismes, langage familier. Elle s'inscrit dans le courant existentialiste qui place la liberté individuelle au centre. La pièce dure 24 heures à Thèbes, et oppose Antigone (la révoltée qui choisit la mort) à Créon (le roi pragmatique qui cherche l'ordre).